un champ de regards industriels aperçu lors du repérage de l'entreprise
Trouver à l'arrière de l'usine un stock de regards industriels et le déplacer

«Champ de regard», exposition Artothèque de Vitré, chapelle d’Argentré, 2014.
Regards industriels (pvc), 60 néons.

Détails
le reflet dans l'eau des vitraux de la chapelle
transport des regards = budget de production de l'exposition
arrivage des regards industriels dans la chapelle avec l'équipe de l'Artothèque de Vitré et le transporteur.
il aura fallu 3 camions rempli de regards industriels pour remplir la chapelle.

«CHAMP DE REGARDS»

2014
regards industriels (pvc), 60 néons

résidence, Artothèque de Vitré, chapelle d’Argentré, 2014
photos :  Stéphane Mahé / Isabelle Tessier  

« Il y a maintenant longtemps que les artistes sortent de leur atelier mais c’est une chose d’en sortir et une autre de le transporter là où on est. Le principe de la résidence d’artiste diffère de la simple commande par le type d’activité qu’il implique : non pas faire quelque chose pour un lieu mais faire quelque chose quelque part où l’on demeure un temps. Il y a évidemment le lieu où l’oeuvre prendra place mais aussi les partenaires qu’on trouve : l’oeuvre commence avec la recherche de ceux avec lesquels on pourra faire quelque chose. Dans le cas de Sylvie Ruaulx il s’agit d’abord de trouver des « fournisseurs » qui ne sont pas précisément vendeurs de peinture en tubes : plutôt des fabricants, des équipementiers, des fournisseurs spécialisés dans la plasturgie ou la transformation de métaux. Il faut les prospecter, les sélectionner et les convaincre de se prêter au jeu. Cette dimension de prospection et de relation du travail de l’artiste est aussi une dimension de l’oeuvre comme le rappelle la mention des entreprises qui coopèrent : pas de prospection, pas de coopération, pas d’oeuvre. »  
Arnaud Guilloux et Isabelle Tessier, extrait du texte Faire de l’art.