“Edifice AZERTY/QWERTY ”
3 sculptures en métal chromées et plexi colorés avec cables et tendeurs –

exposition « Milieu sensible », Jeonbuk Museum of art, Corée
Mai 2022-septembre 2022

Mon travail utilise le plus souvent des materiaux et des productions d’où je me trouve dans un souci écologique et économique

mais aussi avec le désir de“faire avec”, “d’inventer avec ce qui existe déjà”.
A chaque projet une page blanche à écrire….

Tout commence par des repérages.
C’est souvent l’accident de la rencontre qui génère un projet. Je me fie souvent à mes intuitions.

Alors, lorsque le projet se profile, j’essaie d’y mettre des mots pour saisir la nécessité de l’oeuvre. Celle-ci doit produire un récit, et raconter un peu le “où nous sommes”.
Ici en Corée, éloignée de la réalité de mes habitudes, j’ai essayé de comprendre la situation géographique de Jeonju (du Jeonbuk museum of art) – c’est une région essentiellement agricole patrimoniale, donc touristique et  très peu industrielle.
J’ai poursuivis
Jeonbuk, petite ville située sur un site protégé, au bas de la montagne, semble agir comme un trait d’union entre le sport de montagne, la spiritualité et la vie culturelle. Au milieu, son artère principale consacrée à la vie économique : commerces , enseignes – mots, noms , marques et offres… inscrits partout …. Autant d’inscriptions que je n’arrive pas à lire, à parler, à comprendre.
je choisi donc de m’inspirer de ces enseignes et d’utiliser leurs matériaux (le plexi/acrylique) pour recréer un alphabet subjectif mélangeant les caractères coréens et les caractères latins.
Pour se faire, je me donne 3 directions :
– redessiner des lettres, des fragments de mots déformées par le cadrage d’ images photographiques des rues commerçantes de Seoul et de Paris, lisibles ou non
– taper à l’ordinateur l’alphabet francais et coéren dans une typographie standard
– et m’inspirer du brail
Le but de ces dessins étant de générer un minimum de chutes sur les plaques de plexi acrylique à découper.
De ces formes en plexi, je les suspend à 3 structures métalliques de dimensions différentes et qui deviendront 3 sculptures L’une de 2,5 x2,5m
L’autre de 5m x 2,5m
et enfin un mât de 6m x 0,50m
Ces sculptures sont ajourées et mobiles. la lumière les traverse, et la couleur s’imprime en transparence colorée sur le paysage.
Il s’agit du désir d’un vitrail en volume,
D’une cage à lettres, de voyelles et de consonnes, s’entrechoquant, se frottant, se frôlant ,se mélant, sympathisant et tournant au gré du vent.
Les plaques suspendues, les unes à coté des autres, derrière ou devant… font deviner des mots…un langage visuel comme alternative (à …)
Ce n’est pas tant l’éclairage du sens qui importe mais le balancement permanent entre les lettres transparentes et colorée sur le paysage . Une autre possibilité de voir ce qu’on lit habituellement.
C’est un dialogue de culture…mais aussi dans un dialogue économique, d’échanges de produits manufacturés, un dialogue entre le travail des hommes et leurs appartenances géographiques

 

“Edificie AZERTY/QWERTY ”

26 mai 2022-05-26

Jeonbuk Museum of art

  

Mon travail utilise le plus souvent des matéeriaux et des productions locaux dans un souci écologique et économique

mais aussi avec le désir de “faire avec”, “d’inventer avec ce qui existe déjà”.

A chaque projet une page blanche à écrire….Tout commence par des repérages.

C’est souvent  l’accident de la rencontre qui génère un projet.

La rencontre avec ceux qui produisent, et les matériaux . Je me fie souvent à mes intuitions.

 

Ici en Corée,

éloignée de la réalité de mes habitudes, j’ai essayé de comprendre la situation géographique de Jeonju (du Jeonbuk museum of art) –
c’est une région essentiellement agricole patrimonial, donc tourisitique… très peu industrielle.

J’ai poursuivis

Jeonbuk, petite ville située dans un site protégé, au bas de la montagne, semble agir comme un trait d’union entre le sport de montagne, la spiritualié et la vie culturelle.

au milieu, son artère principale consacrée à la vie économique : commerces , enseignes –

mots, noms , marques et offres… inscrits partout ….

Autant d’inscriptions que je n’arrive pas à lire,  à parler, à comprendre.

 

je choisi donc de m’inspirer de ces enseignes et d’utiliser leur materiaux (le plexi/acrylique)  pour recréer un alphabet subjectif mélangeant les caractères coréens et les caractères latins.

 

Pour se faire, je me donne 3 directions :

       redessiner des lettres, des fragments de mots déformées par le cadrage d’ images photographiques des rues commercantes de  Seoul et de Paris, lisibles ou non

       taper à l’ordinateur l’alphabet latin et coéren dans une typographie standard

       et m’inspirer du brail

Le but de ces dessins étant de générer un minimum de chutes sur les plaques de plexi acrylique à découper.

 

De ces formes en plexi, je les suspend à 3 structures métalliques de dimensions différentes et qui deviendront 3 sculptures ajourées et mobiles

que la lumière traverse,

où la couleur s’imprime en transparence colorée dans le paysage.

Il s’agit du désir d’un vitrail en volume,

D’une cage à lettres, de voyelles et de consonnes, s’entrechoquant, se frottant,  se frôlant se mélant, sympathisant et  tournant au gré du vent.

Les plaques supendues, les unes à coté des autres, derrière ou devant… font deviner des mots…un langage visuel comme alternative (à …)

Ce n’est pas tant l’éclairage du sens qui importe mais le balancement permanent entre les lettres transparentes et colorée sur le paysage . Une autre possibilité de voir ce qu’on lit habituellement.

 

 

C’est un dialogue de culture…

mais aussi dans un dialogue économique, d’échanges de produits manufacturés,  un dialogue entre le travail des hommes et leurs appartenances géographiques

 

C’est aussi un dialogue entre 2 pays, La Corée et La France

autour de l’invention de l’imprimerie

1377 >1455

Nous sommes tous des Seon Baegun

Nous sommes tous des Gutenberg

Régulièrement, journellement, inlassablement…

Nous tapons sur des touches, des caractères d’imprimerie.

Nos doigts sont habitués à parcourir ce clavier pour exprimer et communiquer le sens de notre pensée.

L’imprimerie aujourd’hui appartient à tout le monde

Chacun de nous, possède sont imprimerie mobile

 

C’est pourquoi j’ai voulu intitulé les 3 sculptures

 

Edifice AZERTY/QWERTY ”

 

       AZERTY est le nom du clavier occidental (les 6 premières lettres) que j’utilise pour ecrire ce texte.

 

       En Corée, l’ordre est QWERTY.


 

 

It is a dialogue of culture…

but also in an economic dialogue, of exchanges of manufactured products, a dialogue between the work of the men and their geographical belongings

 

It is also a dialogue between our two countries,

around the invention of printing

1377 >1455

We are all Seon Baegun

We are all Gutenbergs

Regularly, daily, tirelessly…

We tap on keys, on printing characters.

Our fingers are accustomed to use this keyboard to express and communicate the meaning of our thoughts.

The printing press today belongs to everyone

Each one of us, has his own mobile printing press

 

That’s why I wanted to title the 3 sculptures

 

AZERTY/QWERTY building

 

– AZERTY is the name of the western keyboard (the first 6 letters) that I use to write this text.

 

– In Korea, the order is QWERTY.