« Dans cette région désertée par l industrie où je glane Habituellement mon inspiration et ma matière première. Comment faire ? 
Se tourner vers l histoire lorsqu’au 15eme Siècle les hommes et les femmes arrachaient à la pierre le minerai de fer pour le transformer. Beaucoup de métal est passé par là et aujourd’hui à l époque d une décroissance heureuse, et à mon échelle , j ai voulu retrouver toutes ces particules de fer grâce à mes promenades aimantées.» 

EDIFICE DU LABEUR À  LA SAUVAGE GRANDEUR
FILM 38:20
Production Les Ateliers des Arques

image                      Juliette André, Sylvie Ruaulx
montage                    Quentin Balpe, Sylvie Ruaulx
textes                     Christine Chupoz, Sylvie Ruaulx, Gérard Danglade
voix off                   Frank Lamy, Balthazar Heisch, Sylvie Ruaulx

 


Extrait du film « Edifice u labeur à la sauvage grandeur »

Je n’invente rien     je ne voudrais que ramasser et assembler une chose puis une autre,   montrer le travail des autres,     m’émerveiller de ce qui existe déjà et à quoi bon rajouter des objets au monde.
L’industrie, la grande discrète cache les négatifs de sa production…       je les ramasse comme si je frôlais l’âme du travail               la part inutile du matériaux en devient mon hymne
dans une nature presque intouchée,             là où l’industrie a quitté cette image depuis longtemps        
je sillonne méthodiquement les environs,                      butinage in situ,   au fil des jours ,          dérive dans le paysage,   se laisser aller dans les descentes et reprendre son souffle dans les montées             rouler sur un débris, un tout petit rien       le laisser se coller à l’aimant                          Perdue dans un paysage nouveau, avec des situations inconnues,              Je me glisse cette image avec un projet grandiose aussi peu rentable que possible                                 Du fer on en a assez depuis tout ce temps, il y en a au fonds des bois, aux bords des cours d’eau, dans des vieilles granges, peut être même aux bords du chemin ….    et puisqu’il se fait en marchant, c’est cela que je vais glaner avec des aimants              La quête est incertaine, mais la pensée est en mouvement.
Que trouverais-je au bout de mes aimants:                             de vieux clous tordus et rouillés dont la valeur ne vaux pas de les redresser,               des rondelles échappées, des boulons dévissés en chemin, peut être quelques capsules de bière…
je n’en sais rien, on verra bien ou rien .
Mon action sera dérisoire mais activera, je l’espère, un enchantement de la décroissance.    
Chemin faisant,              ma carriole se remplira du métal oublié,            mon balai magnétique viendra parfaire la récupération aux abords des chantiers,           voir éviter quelques crevaisons      et modestement augmenter les prochaines fontes.

Christine Chupoz, Sylvie Ruaulx, Gérard Danglade

exposition « Le chemin se fait en marchant »
Ateliers des Arques
2022
Crédits photos Nelly Blaya

31eme résidence d’artistes, 2022
commissaire d’expositions : @balthazar.heisch @frank_lamy_stardust
Artistes en résidence : @juliecfortier @asilencelva @balthazar.heisch @frank_lamy_stardust @marialouizou_studio @sylvie_ruaulx @gataglobal , @octo.asg